Brucelle d'horloger n°7 en Titane
Un horloger doit avoir des doigts de fée pour saisir les minuscules pièces mécaniques dont il a besoin. Ce sont les brucelles de l'horloger qui permettent de saisir, couper, tenir, poser, déposer et maintenir ces éléments mécaniques si fragiles. Indispensables, elles sont souvent nombreuses sur l'établi, chacune est dédiée à une fonction et a été conçue pour rendre un service particulier. Aujourd'hui, les techniques de fabrication sont complexes et font appel à des alliages spéciaux permettant d'optimiser la tenue et la durée dans le temps de cet outil si précieux qu'aucun horloger ne saurait s'en passer.
Offrir un panorama des brucelles d'horloger pourrait couvrir un ouvrage complet. Nous nous limiterons au descriptif des aciers les plus couramment utilisés et aux modèles de brucelles horlogères les plus courantes.
Pour la réalisation de ce post, nous nous sommes largement appuyés sur le catalogue de brucelles Dumont.
L'entreprise Dumont (Suisse) est spécialisée dans les brucelles d'horloger depuis 1881. Elle fabrique des instruments de très haute qualité qui servent aujourd'hui l'horlogerie, la médecine, l'industrie électronique et l'esthétique. Avec plus de 3200 brucelles au catalogue 2007-2008, il est possible de trouver des brucelles pour tous les usages de l'horlogerie adaptées à toutes les mains !
D'autres marques Suisse telles que Fontax, Regine, Rubis, Etic ou Bergeon distribuent leurs brucelles mais Dumont reste une référence incontestée en la matière, c'est pourquoi la numérotation et le lettrage s'appuieront sur leur référence.
Sans entrer dans les détails les plus techniques, disons que les alliages utilisés relève du secret de fabrication et font toute la qualité d'une brucelle adaptée à son usage.
Plusieurs grandes familles de métaux peuvent être distinguées :
- Les aciers inox (inoxydables) : peu sensibles à la corrosion, ils supportent bien des températures élevées (400°C) mais ne sont pas tous stérilisables. L'inox est un alliage magnétique qui donnent des pointes moins dures que l'acier au carbone qui a lui le désavantage d'être sensible à la rouille. L'acier antimagnétique (à 80%) résiste moins bien à la corrosion et s'avère moins dur que l'acier inox, il peut être stérilisé à 270°C et supporte également 400°C.
- Les alliages spécifiques comme le Dumoxel ou le Dumostar qui sont insensibles à la corrosion, antimagnétiques (95% pour le Dumoxel), stérilisables (270°C à 500°C pour le Dumostar) et résistent aux acides les plus courants. Ces alliages ont été développés par la société Dumont.
- Le Titane est une matière très légère (-40% par rapport à l'inox), plus flexible, il est aussi moins dur que l'acier inox mais il a un avantage majeur pour l'horloger : il est 100% antimagnétique et supporte 430°C. Une brucelle (n°3) en Titane pèse seulement 6 grammes.
- Le nickel et le laiton sont moins connus mais très appréciés pour leur capacité à limiter les marques sur les pièces et pour leur antimagnétisme à 100%.
- A signaler également un alliage intéressant et assez bien distribué : le Taxal (développé par la société Fontax, Suisse) : Alliage anti-magnétique (100%), élaboré sous vide avec un mixte de chrome, cobalt et Titane.
- Enfin, haute technologie oblige, les pointes en céramique blanche ou noire sont absolument antimagnétiques (peuvent aussi être anti-statiques), stérilisables au micro-ondes et utilisables en chambre stérile. Elles permettent les soudures entre des métaux auxquels elles ne colleront pas. Plutôt réservées aux laboratoires médicaux et bijoutiers pour leurs caractéristiques si particulières. mehr sehen
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